Ce gros bourg, de 3234 habitants et 2712 hectares, comprend une trentaine de villages et domaines et sa population est en légère mais constante progression.
Un peu d'histoire ...
Au centre du bourg se trouve le seul élément ancien : l’Eglise. Cet édifice, sans style, a été reconstruit à partir de 1713 sur les ruines d’une église du XIème siècle et on peut y remarquer un très beau retable en bois sculpté du XVIIème siècle et un orgue de grande classe restauré et mis en place en 1970 grâce au talent d’un Dolusien. Près de l’école élémentaire, le Monument aux Morts, œuvre d’un sculpteur local, André VINCENT, retient l’attention par sa touchante originalité : une paysanne oléronaise et son enfant se penchent mélancoliquement vers cette terre où reposent ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie.
A 3 km à l'Ouest, il faut visiter La Perroche (perrochie=paroisse) qui fut, peut-être, le lieu de rassemblement d'une colonie de premiers chrétiens. Dans cet endroit délicieux, dont le petit port a longtemps servi d'abri aux pilotes de la Gironde, chacun est séduit par un bijou de chapelle. Celle-ci est le vestige d'un prieuré fondé, sous le vocable de saint Médard, au début du XIIème siècle.
Détruite en 1548, par les sauniers lors de la révolte contre la gabelle, puis un peu remaniée, elle fut définitivement ruinée par les protestants au XVIIème siècle.
Cette chapelle est marquée de la croix de Malte. Elle était, à l'origine, surmontée d'un campanile qui s'écroula et que, vers 1835, les Ponts et Chaussées remplacèrent par une sorte de clocheton, aujourd'hui disparu. Les propriétaires actuels ont restauré cette petite église et y ont ajouté une gentilhommière et un petit cloître d'un aspect fort agréable. 
Pour d'autres raisons, Napoléon 1er s'intéressa à cet endroit charmant. En 1811, il mit à l'étude un gigantesque projet qui consistait à construire un canal traversant Oléron d'Est en Ouest. Ce canal aurait permis aux vaisseaux sortant de Rochefort de gagner directement la haute mer. Quelques travaux seulement furent exécutés. La mer, le vent, le sable ont tout effacé...